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Marceau rêvait sa vie avant de la vivre et les rêves, il n’en manquait pas !! Son ultime gageure était de voir se lever le soleil au sommet du Kilimandjaro, tandis qu’accompagné de son yukulélé il chantait une adaptation de « Over the Raimbow » avec des paroles dédiées à ses enfants. Mais la montagne ne lui a pas laissé cette chance…. Il fut dès l’origine membre du groupe « Barri noù » en 1983, à tout juste 17 ans, où il assurait les parties de galoubet , de percussions et de chant. Des études à Aix, puis à Paris, le service militaire rendaient sa présence plus aléatoire, mais il se débrouillait pour participer à tous les concerts. Touche-à-tout, il jouait outre le galoubet-tambourin et les percussions, le fifre, la guitare et même le trombone, après un essai infructueux à la trompette. Au cours d’un voyage en Hongrie, il ramena une contrebasse et devint un spécialiste des parties de basses. Son apport dans la musique de Barri Noù fut essentiel. Toujours curieux et inventif, c’est souvent lui qui a proposé les idées d’arrangements qui sont la spécificité de Barri Noù. Durant son séjour à Paris, il avait créé avec des copains un groupe vocal spécialisé dans le Gospel qui se produisait régulièrement dans la Capitale. Il a aussi composé quelques musiques sur des tempi Sud –américains et brésiliens et apprivoisé le yukulélé et la guitare brésilienne : le cavaquinho. Notre prochain concert va être très difficile, c’est en le préparant qu’on va mesurer l’étendue de notre perte et de son absence, mais on continue car c’est ce qu’il souhaitait avant tout : que le spectacle continue…… |